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Lombricomposteur, mode d’emploi

6 conseils essentiels

Ni moucherons…

Pour éviter l’apparition de moucherons : ne pas faire d’apports trop riches en fruits et épluchures de fruits sucrés, enfouir ces derniers plutôt que seulement les disposer à la surface, augmenter la « dose » de carton, recouvrir les déchets d’un lit de terreau et/ou d’un vieux linge. Si des moucherons sont apparus en nombre important : évacuez les déchets contaminés et détruisez les moucherons (piège à guêpes, tapette, aspirateur). Déplacez éventuellement le lombricomposteur en extérieur.

… Ni mauvaises odeurs

Un lombricomposteur qui fonctionne correctement sent bon le sous bois. Deux phénomènes peuvent entraîner néanmoins l’apparition de mauvaises odeurs :
La décomposition de vers morts noyés dans le bac collecteur. Évacuer le liquide « contaminé ». La fermentation des déchets, souvent due à des apports humides trop importants et/ou à des apports trop riches en déchets sucrés et/ou à un manque d’aération. Rajouter exclusivement des déchets bruns (morceaux de boite d’œufs cartonnée), aérer en remuant les déchets.

1. Commencer progressivement
Sur un des plateaux, étalez le substrat dans lequel se trouvent les vers sur une litière composée de matière riche en fibre (boîte d’œufs ou papier en petits morceaux, tourbe…). Faire les premiers apports très progressivement : 100 grammes le premier jour, 200 grammes 15 jours après, etc. Patience avant de passer au plateau suivant !

2. Disposer un matelas humidificateur sur les déchets
Vos déchets en cours de décomposition devraient être recouverts d’un « matelas d’humidification » qui peut être réalisé avec un vieux linge en fibre naturelle (toile de jute, coton, laine…), des boîtes d’œufs aplaties, des feuilles de papier absorbant ou encore
des matelas en laine de chanvre et/ou de lin. Ce matelas, qu’il faut retirer ou soulever lorsque les déchets sont rajoutés, permet de conserver une humidité constante dans le lombricomposteur.

3. Gérer les apports
Éviter de mettre de trop grosses quantités de déchets d’un coup. Étaler un lit de 1 à 2 cm au maximum sur la surface du plateau supérieur. Le rythme des apports est souple. Il peut varier d’un tous les quelques jours à un ou deux par trimestre. Le départ d’une famille en vacances pour 3 ou 4 semaines ne pose aucun problème d’alimentation des vers. Dans le cas de la fermeture estivale d’une école ou d’un centre aéré, il peut être prudent de prévoir 1 ou 2 apports.

4. Équilibrer les apports entre déchets bruns et déchets verts
Les vers aussi ont besoin d’une alimentation équilibrée. Un tiers environ de déchets bruns (riches en carbone) c’est-à-dire de boite d’oeuf cartonnée, papier absorbant… 2/3 de déchets verts (riches en azote), c’est à dire, les épluchures de légumes et de
fruits, de la salade… Eviter les épluchures d’agrumes, d’oignons et d’ail en raison de leur acidité ainsi que tout reste huilé ou vinaigré. Pas de viande, ni de poisson. Pas de restes cuits.

5. Couper les déchets en petits morceaux

Couper les déchets (les bruns comme les verts) en petits morceaux favorise leur décomposition par les microorganismes et, de ce fait, leur ingestion par les verts. Il peut être utile (et pratique) de conserver les déchets quelques jours dans un « bio-seau » avant
de les mettre dans le lombricomposteur.

6. Maintenir la bonne température
La température ambiante d’un intérieur (autour de 20°) est parfaite pour les vers ainsi que pour la décomposition des déchets). Hormis une baisse de leur « rendement », les vers ne craignent pas le froid, tant qu’on les préserve du gel en tout cas…


Les résultats obtenus

Le bon « thé de vers »

Le liquide, brun clair au début et noir foncé par la suite, est obtenu dans le bac inférieur du lombricomposteur par percolation de l’humidité contenue dans les déchets. Compter 2 à 3 semaines après le lancement pour recueillir les premières gouttes. La plupart des modèles manufacturés sont équipés d’un robinet qui permet de recueillir un à 2 verres chaque semaine. Pendant les vacances, il est important de laisser le robinet ouvert et de poser une bassine dessous pour recueillir le liquide jusqu’au retour.
Diluer un volume « de fertilisant naturel liquide » dans une dizaine au moins de volumes d’eau avant d’arroser ou pulvériser vos plantes.

Le lombricompost

L’obtention de lombricompost est plus longue (plusieurs mois). Elle dépend de la quantité des apports, de la température, de la population de vers présents… Les modalités de sa récolte dépendent du modèle de lombricomposteur utilisé. Dans le cas de modèles à plateaux, on récolte naturellement le compost dans le ou les plateaux inférieurs. Pour du rempotage, le lombricompost s’utilise généralement dans un rapport d’1/3 de lombricompost pour 1/3 de sable et 1/3 de terreau


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