Contexte

Des déchets ménagers de plus en plus envahissants

La France produit plus de 20 millions de tonnes de déchets ménagers par an. En raison de la croissance démographique et de l’évolution des modes de vie, les volumes à gérer n’ont cessé de progresser au cours des dernières décennies.

Au début du XXIème siècle, la France, à l’instar de la plupart des autres pays membres de l’UE, a voté des lois, instauré des taxes, et mis en œuvre des plans visant en particulier la réduction à la source de ces déchets. Il s’agit pour l’essentiel d’éviter le suremballage et les sacs jetables, de favoriser le réemploi, et en matière de déchets fermentescibles, d’éviter le gaspillage alimentaire et de favoriser le compostage à la source.

Des enjeux économiques et sociaux

Le  coût annuel de la collecte et du traitement des déchets ménager se chiffre en milliards d’euros. La prévention, ou réduction à la source ainsi que le recyclage représentent des gisements majeurs d’économie et d’emplois

En termes de santé, la pollution de l’eau, de l’air et des sols générée par les déchets, ont des effets néfastes sur la santé de la population : augmentation des risques de cancers et de maladies respiratoires notamment. Si des normes contraignantes ont été appliquées aux centres d’enfouissement, autrement appelées « décharges » ainsi qu’aux incinérateurs, ces deux modes de traitement restent considérés aujourd’hui comme « des derniers recours ».

 

Biodéchets, sols et changement climatique : les vertus du compostage.

L’impact de la collecte et du traitement des déchets sur lesrejets de gaz à effet de serre est significatif : 5 à 10 % selon les estimations. En cause, la consommation d’énergie fossile consommée pour collecter et traiter les déchets ainsi que la méthanisation non contrôlée des déchets fermentescibles mis en décharge.

Parallèlement, la séquestration de CO2 par les sols s’amoindrit du fait de l’agriculture intensive et de l’artificialisation (une surface équivalente au département de l’Hérault est bétonnée tous les 7 ans en France).  A l’échelle du monde, une très faible variation (- de 1%) de la quantité de carbone stockée dans les sols pourrait être synonyme d’une absorption totale du carbone en excès dans l’atmosphère, ou à l’inverse, considérablement aggraver le réchauffement.

Les stratégies de prévention de biodéchets par le compostage, en particulier lorsque celui-ci se fait à la source, s’en trouvent évidemment renforcées. Cela d’autant plus, que compostage et lombricompostage sont synonymes de réduction de l’utilisation de produits phytosanitaires par les particuliers comme par les professionnels.

 

La nécessité d’éduquer et de former

Si des points de vue peuvent diverger sur “la meilleure façon” d’éviter et de traiter nos déchets, un point  fait l’unanimité parmi les experts, les politiques et les associations : les comportements doivent évoluer !
Des campagnes de sensibilisation et des programmes d’éducation sont nécessaires. C’est dans ce champ, l’éducation, que s’inscrit le programme Réduire mes déchets, nourrir la Terre. Ce dernier repose, pour beaucoup, sur des outils et actions proposés aux enseignants et à leurs formateurs ainsi qu’aux collectivités locales et associations.